blog au cheyenne

05 novembre 2009

la blague du jour

un type traverse le désert en 2 pattes
soudain, la panne!    étrange, mais ça peut arriver, même en 2cv.
il est perdu , il ne trouve pas, il n'a presque plus d'eau, c'est la fin..................
Lorsqu'apparait un cheval blanc,
celui-ci s'approche, et dit:" pas de problème, je vais vous réparer ça tout de suite"
il trifouille sous le capot,  la 2cv redémarre et le cheval s'en va.
le type n'en croit pas ses yeux.
Arrivé enfin au village suivant, il s'arrête à l'auberge et raconte son incroyable histoire.
l'aubergiste lui demande:
_ de quelle couleur était votre cheval?"
_blanc, répond le type
_ vous avez de la chance, dit l'aubergiste, car si vous étiez tombé sur le noir, il n'y connait rien en mécanique!!!!!!

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03 novembre 2009

Vacances 2007

Km 28335 au compteur

1° étape Lundi 16

Départ à 14h45 direction Paris pour aller chercher les visas pour

la Russie

Arrivée à 17h58 devant le bureau de visa express. Les visas en poche, ouf !  nous pouvons repartir vers Dunkerque, après une petite bière bien méritée pour évacuer le stress. Arrivée à 23h, bien crevés mais chaleureusement reçus par notre cousin, avec un potjevlesch, qui est un plat flamand.

Km 28848 soit

513 km

2° étape mardi 17

Départ de Capelle

la Grande

à 8h45 vers Amsterdam.

Première panne lors d’un arrêt pipi, plus de batterie, je débranche le frigo, nouis poussons, la voiture redémarre. Virée dans Utrecht pour manger un… kebab. Jolie ville mais le stationnement est à 3,85 Euros l’heure.

Nous décidons d’aller au camping de Harlem près d’Amsterdam (joli petit camping calme au bord d’un cours d’eau, et de prendre le train pour nous rendre en ville.

Virée à Harlem le soir on dirait Amsterdam en miniature.

Mercredi 18

Visite de

la Capitale

Hollandaise

à pieds puis en vélo avec une jolie petite guide. Heureusement que c’est plat les pays-bas.

Km 29263 soit

920 km

Jeudi 19

Départ vers Marken

Petit village sur une ancienne île qui est maintenant reliée au continent par une route-digue.

Puis traversée de la grande digue (30km) qui ferme la mer intérieure.

Passage en Allemagne, petit camping sympa au bord d’un fleuve et près d’un bac, donc peu de circulation. Petit barbecue le soir.

Km 29682 soit

1347 km

Vendredi 20

Début des complications, la voiture ne veut pas dépasser les

80 km/h

puis finit par s’arrêter complètement. Changement des vis platinées…rien. Téléphone à Rémi, diagnostique : arrivée d’essence. Je pense à la pompe et je me maudis de ne pas en avoir pris une.

Un camionneur allemand arrive, on essaie de se comprendre, il ne parle ni français ni anglais, on discute quand même et on en déduit que la pompe est morte. Il appelle un dépanneur qui arrive, regarde la jauge qui est cassée, pense que je n’ai plus d’essence, me demande d’en remettre et aspire celle-ci avec une grosse seringue, et redémarre l’auto. En un mot, je suis passé pour un con. Heureusement, il ne me fait pas payer. On reste dormir au motel de la station service.

Samedi 21

La 2cv démarre …ouf !

Puis elle recommence à dérater et finit par s’arrêter complètement, la bobine est chaude je la change, rien, je souffle dans le tuyau d’essence, elle revient et la voiture repart. A chaque arrêt, il faut changer la bobine et souffler dans le tuyau d’essence, c’est très pratique et ça intrigue beaucoup de monde. Sans compter la porte qui est coincée et ne veut plus s’ouvrir.

Le stress monte. Heureusement, Jacky reste d’un calme olympien et la voir me permet de me calmer. A une station service on rencontre des belges obligés de laisser la voiture tourner pour des problèmes de bobine, je ne suis pas le seul. On passe le bac pour le Danemark en poussant la voiture sur le parking. Puis en faisant le plein avant Copenhague, l’essence se met à couler sur le sol ; Après quelques instants d’inquiétude je réalise que j’ai enfin trouvé où était la prise d’air dans le tuyau d’arrivée d’essence, c'est-à-dire à la sortie du réservoir. Après avoir cherché un bon moment, nous arrivons au camping.

Sur le camping, je rencontre un deuchiste qui me donne un bout de durite.

Dimanche 22

Après une nuit difficile, je démonte le réservoir et change les

6 cm

de durite qui nous empoisonnent la vie depuis le départ. J’en profite pour réparer la porte et faire deux ou trois bricoles… juste avant la pluie.

Arrivée de la tribu Lang-Labbé qui nous trouvent facilement… merci le GPS sous des trombes d’eau.

Petit resto le soir pour fêter ça

Sébastien

Lundi 23

Départ direction Göteborg .

Passage du bac pour

la Suède

(5° pays traversé) On longe la côte ouest de

la Suède

pour arriver le soir sur un petit parking idéal pour la nuit. Les rochers, le fjord, le soleil couchant, très bucolique. Michel pèche des bigorneaux et on se régale.

Le lendemain matin je découvre un panneau annonçant : camping sauvage interdit !Tant pis !

Mardi 24

Les camionnettes s’en vont directement vers Borlange alors que jacky et moi décidons de continuer un peu le tourisme sur la côte. Nous arrivons à qeulques kilomètres de

la Norvège

quand nous obliquons vers l’est. Nous dormons près de Karlstat dans un camping au bord d’un lac

Mercredi 25

Km 31360 soit

3025 km

effectués depuis le départ.

Route vers Borlange

Arrivée en fin d’après-midi, toujours aussi magique !

Des deuches partout ! un immense camping où tous les gens sont en deuche…le pied.

La tribu nous attend dans son campement.

Jeudi 26

Ballade, visite, on en prend plein les yeux, on se fait des films, on pique des idées, l’appareil photo surchauffe, puis vient l’heure de la douche… et là, on rigole moins. Une espèce d’installation en ferraille avec des bâches où le vent s’engouffre juste ce qu’il faut pour te glacer les orteils. Ca va tant que tu restes sous l’eau, qui est bien chaude, mais voilà, il faut ressortir tu te rhabilles vite fait à moitié sec et tu cours jusqu’à la tente pour boire quelque chose de chaud, car dehors le vent s’est levé et il vient de nord !!!

Vendredi 27

Idem, sauf qu’en fin d’après midi les autres s’en vont, en effet Michel doit prendre l’avion à Stockholm demain. C’est avec un peu de tristesse et beaucoup de pensées pour lui que nous les regardons partir.

Samedi 28

Ballade en ville, visite du mini musée Citroën, installé pour la réunion.

Dimanche 29

Départ vers Stockholm, après un pique-nique sous la pluie, on s’installe au camping.

Ballade dans la ville l’après midi.

Superbe ! D’autant plus qu’il y a les bateaux de

la Tall

Ship

Race. Une forêt de mats, on se croirait revenu cent ans en arrière. Ce qui est le plus impressionnant, c’est qu’on est au cœur de la ville et qu’il y a des bateaux partout… et du monde aussi d’ailleurs. Ca grouille !

Lundi 30

Visite du musée Vasa, un bateau qui a coulé dans la baie de Stockholm en 1628 et qui a été repêché en 1961 et qui est dans un état de conservation extraordinaire. Pour ceux qui sont intéressés : (http://fr.wikipedia.org/wiki/Vasa).

Il s’en dégage une atmosphère étrange et fantastique. A faire absolument si vous passez par là.

Après une petite spécialité locale au restaurant, nous allons visiter le parc Skansen, qui est un conservatoire de maisons locales en bois démontées ici et là et remontées ici. On peut voir des boutiques et des ateliers d’artisans, certains animés par des professionnels, des églises, une école,etc… ainsi qu’un petit parc animalier.

Mardi 31

Démontage de la tente puis ballade en ville.

Bateau à 20h. La sortie du fjord est magnifique avec le soleil couchant.

On trouve une pièce sympa sans grand monde pour pouvoir s’allonger par terre quand voila tout un groupe de gens d’un pays indéterminé qui s’amène et commence à parler et à s’installer, bref… finie la tranquillité.

Mais la mer est très calme ce qui compense.

Km 31756 soit

3421 km

Mercredi 1° Août

Nouveau pays,

la Finlande

, on retrouve l’euro, ce qui fait un peu bizarre car on ne comprend rien à ce que disent les gens.

Installation dans un camping où il est difficile de trouver une place…..sèche.

Visite du château de Turku

Jeudi 2

Voyage vers Helsinki,

Au premier feu rouge, un type en 2cv type A, décapotée qui nous fait de grands signes. Installation, ballade en ville, tour de celle-ci en tramway bringuebalant.

Rencontrons quelques français en 2cv.

Vendredi 3

Journée de touristes, visite de l’île forteresse et ballade à travers les rues de la cité. Repas de spécialités culinaires au marché couvert, élan fumé, saucisson de renne et beignets de poisson.

Au camping, des italiens en 2 pattes sont en panne de boite de vitesse, ils remettrons de l’huile et repartiront comme ça, je ne sais pas s’ils sont allés loin !

Samedi 4

Nous partons tranquillement vers la frontière russe que nous passerons demain relativement tôt car ce sera sûrement long.

Nous nous arrêtons au dernier camping avant

la Russie.

Très

calme, près d’un lac (encore !) bain de soleil et baignade.

Des finlandais nous déconseillent d’y aller, sous prétexte que nous allons nous faire dépouiller. Ils nous inondent de conseils de prudence que nous respecterons plus ou moins. Mais jamais nous ne nous sentirons en danger.

Km32171 soit

3836 km

Dimanche 5

Tout à coup, une file ininterrompue de camions garés le long de la route, pendant des kilomètres, je n’ose pas penser au temps qu’il leur faudra pour atteindre la frontière.

Ca y est, nous y voici! C’est un peu bizarre après tous ces pays d’Europe où l’on ne s’arrête même plus.

Après une certaine attente sous un soleil de plomb, la pluie nous a quitté depuis

la Finlande

, nous voici devant le premier bureau, on attend.

On nous donne un papier à remplir pour la voiture : une importation temporaire de véhicule. Après l’avoir rempli, on retourne au bureau, on attend.

On nous enregistre, mais là le policier ne trouve pas la 2cv dans son ordinateur et nous demande la cylindrée, il a du mal à croire aux malheureux 602 cc de notre moteur mais finit par s’en sortir. Puis il faut aller à l’assurance, on attend,

la dame nous dit … en russe qu’il est impossible que le moteur fasse 600cc car elle n’a pas moins de 1000cc sur son fichier on insiste, elle aussi, puis arrive un français qui parle russe : « je peux vous aider ? » et il règle le problème. On doit payer 900 roubles, mais on n’en a pas, il faut donc aller à un troisième bureau, on attend.

La guichetière m’explique quelque chose en russe, je lui fais signe que je ne comprends pas, alors elle répète plus fort, même résultat, elle finit par se lasser et me fait signer un reçu, je repart au bureau de l’assurance, on attend.

Puis on paie et on retourne au premier bureau, on attend.

Le policier enregistre l’assurance, me donne un tas de documents, et me fait signe d’aller à un deuxième bureau, celui-ci pour la douane, on attend.

Le douanier nous donne un papier à remplir, on le remplit puis on retourne au guichet, on attend.

Enfin il tamponne nos passeports et nous fait signe d’attendre son collègue qui va vérifier la voiture, on attend.

Quand il voit celle-ci, il rigole et nous fait signe que c’est bon, mais on attend

car il faut que toutes les voitures aient été vérifiées pour qu’il lève la grille et nous laisse passer tous ensemble.

Deux heures !

Et là, changement de monde, des gens sont assis au bord de la route derrière un seau de myrtilles ou de pommes de terre, devant de vieilles Ladas poussives, la route est défoncée, les maisons, rares, sont en bois, assez décrépites quelquefois penchant du côté où elles vont tomber. Mais les gens nous font des grands signes de sympathie quand ils voient la voiture.
Souvent, quand une voiture nous double… eh oui, ça arrive… la vitre se baisse et on voit sortir un appareil photo, puis la voiture accélère et disparaît dans le lointain. Ici, comme dans tous les pays du nord, tu t’écarte sur la bande d’arrêt d’urgence pour laisser passer les véhicules plus rapides mais gare à toi si quelqu’un est arrêté. Tout à coup, tout le mode freine en catastrophe, la route se réduit à deux voies, c’est un poste de police. Les policiers choisissent une ou deux voitures puis tout le monde passe au ralenti, puis accélère à mort pour rattraper le temps perdu.                                   .
  Arrivée à Saint-Petersbourg, nous trouvons l’hôtel (assez minable pour le prix, mais bien situé) avec un peu de difficultés. Nous déchargeons la voiture sous l’œil intrigué et inquisiteur de la concierge qui, comme le dirait pierre Perret, a le sourire accueillant d’un gardien de maison de redressement. Puis nous allons faire notre première virée en ville.
  Que dire, sinon que c’est magnifique, presque trop beau, tous ces bâtiments sculptés de partout, colorés, bien alignés, qui s’illuminent dans le soleil couchant et se reflètent dans les canaux scintillants où circulent des tas de bateaux multicolores. J’en deviendrais presque poète ! Mais c’est immense et nos pieds nous le font sentir au bout de quelques heures.

Lundi 6

  Plongée dans le monde des princes avec la visite du palais Youssokov. Une débauche de richesses et de luxe, on a du mal a croire que des gens aient pu avoir les moyens de faire construire un tel monument !                                                                  

  Plongée dans la religion avec la visite de l’église St Nicolas des marins.
  Plongée dans le socialisme, avec la visite de l’appartement de Kirov, premier secrétaire du PC de Leningrad qui fut assassiné par Staline.

Plongée dans le Leningrad décati à travers une ballade dans des rues beaucoup moins touristiques, je me recueille devant une statue de Lénine.

  Plongée dans la gastronomie russe avec la visite d’un restaurant, découverte du Borsch, soupe froide à la betterave rouge, exquis !

  Plongée dans notre lit, enfin, des images plein la tête et les pieds douloureux.

Mardi 7

Visite de l’Ermitage, l’équivalent, à un ou deux kilomètres de galeries près, du Louvres.
Arrivé dans la cour, nous découvrons une queue assez longue,  que nous suivons un instant avant de vite en faire partie intégrante, vu le monde qui nous suivait. Devant nous, deux petites dames russes, derrière, un monsieur, que je suppose russe lui aussi, signe de tête, sourire, les deux dames nous demandent de les photographier, normal. Nous arrivons à quelques mètres de la caisse, je sors de ma poche les 700 roubles requis (11 euros), quand le monsieur derrière me fait non de la tête et me montre un seul billet de 100 roubles. Je lui tends mes billets, il en prend deux et file vers la caisse d’où il revient aussitôt avec deux billets qu’il me met dans les mains avant de se retourner et disparaître. Je n’ai que le temps de courir derrière pour le remercier, il nous a fait gagner 500 roubles soit près de 8 euros. Merci !
  La visite commence, tout est immense, très richement décoré, ruisselant de dorures et de sculptures, les bâtiments sont autant à regarder que les œuvres d’art. nous nous attardons sur les peintres flamands et les impressionnistes, pas le temps de tout voir.
Retour par la prospective Neski, la rue où il fait bien de se montrer, où nous admirons, surtout moi ! les jolies petites femmes de Russie dont les trois quarts pourraient faire la couverture de Vogue…quel beau pays, surtout qu’il y a neuf millions de femmes de plus que les hommes. Un paradis, je vous dis !

Mercredi 8

Nous décidons de voir autre chose de la Russie, et partons vers Novgorod qui est une ville fondée au Moyen Age, alors que St Petersbourg a été fondée de toutes pièces au 18° siècle par la volonté du tsar Pierre le Grand, et qui, construite par des architectes européens, n’est pas l’archétype des villes russes. Et pourquoi pas aller jusqu’à Moscou
Plongée en enfer : la route de Novgorod est la route qui relie St Petersbourg à Moscou.
Vous pouvez imaginer la trafic : des dizaines de camions, de belles voiture neuves et puissantes, de vieilles ladas, mois neuves et moins puissantes, et au milieu de tout cela, une petite deux chevaux jaune. Quand je dis au milieu, ce n’est pas une image, car on vous double aussi à droite, ou en troisième position… Au bout de quelques kilomètres, j’abandonne l’idée  de rouler jusqu’à Moscou, je tiens à nos vies. Surtout que tous les deux kilomètres on voit sur le bord de la route, une croix avec des fleurs, rassurant non ?

  Arrivée à Novgorod, l’hôtel est très style socialisme triomphant un peu beaucoup décrépi.
Mais l’intérieur est en pleine rénovation (racheté par un grand groupe hôtelier). Et surtout, il est au bord d’une rivière, face au Kremlin de la ville qui se découpe en sombre sur le soleil couchant.
Promenade et resto dans une tour de l’enceinte du Kremlin. J’ai repris du borsch !

Jeudi 9

Visite d’un monastère, et d’un musée de vieux bâtiments, sorte de conservatoire comme on avait vu à Stockholm, mais cinq fois moins cher !

A l’hôtel, nous rencontrons des français sympas qui partent à Moscou. Puis musée archéologique de la ville, avec beaucoup d’icônes… pour amateurs !


Vendredi 10

Départ vers Tallin, capitale de l’Estonie notre 8° pays. Les petites routes que nous empruntons nous réservent des surprises, en effet, tout à coup la voiture de devant se décale vers la gauche, et là, tu comprends vite pourquoi : d’énormes nids de poules ou plutôt de cigognes, vu la taille, apparaissent devant la voiture et il faut utiliser toute la puissance des disques pour s’arrêter en catastrophe et passer au ralenti ce passage difficile. Puis la route redevient carrossable et l’on repart avec cette fois-ci un peu plus d’inquiétude et de vigilance. Au bout de quelques kilomètres, tu fais comme tout le monde et tu passe sur le côté. Nous traversons des contrées vides, parsemées çà et là d’anciens bâtiments de kolkhozes  à moitié en ruines, de petites isbas en bois plus ou moins bien entretenues, mais toujours avec un jardin potager et des arbres fruitiers autour. La route se tenant toujours à l’écart des villages, il ne nous  a pas été possible de prendre la mesure de ces petits hameaux de campagne. Mais toujours des signes de sympathie de la part des gens quand ils voient la voiture.
La 2 CV aura été plus photographiée en Russie qu’en Suède.

Passage de la frontière, après avoir acheté une bouteille de vodka, quand même ! On fait la même chose qu’à l’aller mais en sens inverse. Encore plus d’une heure.

Entrée en Europe, les douaniers estoniens veulent voir le numéro de châssis de l’auto, le problème est que je l’ai caché sous l’isolant phonique que j’ai colle sur la caisse, je joue les idiots, ça je sais faire, il laisse tomber pensant bien qu’il est fort improbable que quelqu’un maquille une telle voiture aussi vieille et aussi discrète.

On trouve, peu après, un joli petit camping au bord de la mer baltique un peu froide, mais on finit par s’habituer, même Jacky s’est baignée.

Samedi 11

Route vers Tallin : une belle route toute neuve, financée par l’Europe, mais un peu fade après les routes russes. On trouve un camping sur le port où se sont déroulés les jeux olympiques de voile en 1980. le port est plein de jeunes qui font des régates de planche à voile, car il y a un critérium international, et nous rencontrons des Français qui y participent. L’après-midi, visite de la vieille ville, superbe ! Elle est située sur une butte, où vivaient les riches et les nobles, alors que les commerçants et la plèbe vivaient en contrebas. Ceci dit ll ville basse est aussi intéressante que la ville haute.

Dimanche12

Km 33413 soit 5078km

Jacky est malade, nous restons au camping. J’en profite pour envoyer des messages par internet, car ici, c’est gratuit.

Lundi 13

Départ matinal pour 310km vers Riga mais on s’arrête 60 km avant, la route nous pèse un peu. Nous plantons la tente dans un camping sous les pins, au bord de la mer, baignade, bain de soleil, farniente.

Mardi 14

Arrivée matinale à Riga capitale de la Lettonie, le 9° pays, installation au camping, dans la cour du palais des expositions. Il y a sûrement plus bucolique, mais pas plus près de la ville, juste un grand pont à traverser.

Ballade en ville, Une grande partie de celle-ci est construite en style Art Nouveau, et j’aime beaucoup ça. Nous parcourons la ville dans tous les sens. Un petit repas au resto Lido, décor campagnard et grande variété de plats dont nous ne comprenons malheureusement pas tous les noms mais qui sont tous plus appétissants les uns que les autres, on se régale. L’après-midi, nous allons voir le centre ville ancien, la maison des têtes noires qui a été reconstruite en 1999 après avoir été détruite pendant la guerre, et toujours plein d’églises. En rentrant au camping, nous apercevons des bateaux hors-bord de course qui s’entraînent sur le fleuve.

Mercredi 15

Km 33733 soit 5398 km

En route vers le 10° pays, la Lithuanie et sa capitale.

Arrivée à Vilnius au campus universitaire où nous louons une chambre pour deux nuits.
Une ballade en ville et un petit resto dans une cave, très bon, merci le routard pour toutes ces bonnes adresses de resto.

Jeudi16

Ballade en ville et visite du château le matin avant un autre resto, eh oui il faut bien en profiter un peu, les restos sont moins chers que chez nous. Poursuite de la découverte de la ville, et au sortir de la plus vieille église de la ville, nous entendons : »Mais ce sont Philippe et Jacky !». C’est mon oncle et ma tante qui sont en voyage organisé à travers  les pays baltes.
Nous poursuivons la visite de la ville en famille, en  suivant leur groupe et en profitant de leur guide, puis ils montent dans le car et disparaissent, nous laissant un peu abasourdis par cette rencontre. Ceci dit j’ai toujours eu l’impression dans ce voyage que nous rencontrerions quelqu’un de connaissance. La suite montrera que ce pressentiment allait encore se révéler prémonitoire. La soirée se passe dans la calme car nous sommes crevés.

Vendredi 17

Vers le 11° pays

Belle route de Vilnius à la frontière polonaise que nous passons à midi, puis cela se dégrade un peu sans toutefois être au point des routes russes. Nous trouvons un camping des plus basiques au bord d’un lac où naviguent plein de bateaux, il faut dire que nous sommes dans une région de lacs des plus touristiques de la pologne. L’eau est presque chaude par rapport à la Baltique.

Samedi 18

Nous prenons la route vers Gdansk, quand je dis la route, je devrais dire la succession d’ornières et de nids de poules qui traverse cette partie de la Pologne qui longe la frontière avec l’enclave russe de Kaliningrad. Mais la campagne est très jolie même si on a parfois des inquiétudes pour trouver du carburant, pompes fermées ou en panne, mais ça fait partie du jeu. Plats typiquement polonais dans un restaurant au bord de la route, si copieux que nous n’arrivons pas à finir l’assiette. Puis nous arrivons à Stogi qui est une des plages de Gdansk, avec vue sur les usines au loin. Le camping fait très congés payés 1936… que des Polonais ! des petites cabanes qu’on croirait sorties des jardins ouvriers que l’on voyait autrefois.
Petit tour sur la plage.

Dimanche 19

Nous empruntons un tramway bringuebalant pour rejoindre la ville de Gdansk et là nous arrivons dans une des plus jolies villes qu’il nous a été donné de visiter dans ce périple. Cerise sur le gâteau, pour nous amateurs, une gigantesque foire à tout dans presque toute la ville. A côté des étalages de vieilleries polonaises, qui n’ont rien à envier aux nôtres, des échoppes de marché avec des produits démodés qu’on croirait sortis de chez nous il y a cinq ou dix ans, des stands de nourritures diverses et variées toutes plus odorantes les unes que les autres, près de quelques tables où l’on peut s’installer tranquille pour manger. Ce que nous faisons bien volontiers après avoir fait quelques emplettes à ramener aux enfants. Pour les amateurs d’ambre c’est le paradis, des boutiques partout, et à tous les prix. Une ville bien agréable .

Lundi 20

Départ vers Torün. Nous nous arrêtons à Malbork pour visiter la forteresse des chevaliers de l’ordre teutonique. Une impressionnante montagne de brique se tient devant nous. C’est un peu étonnant car chez nous ce genre de bâtiment est plutôt en pierre, mais cela vaut le coup surtout le lundi car c’est moins cher. Nous traversons Chemko, un beau village fortifié en haut d’une colline pour arriver au camping de Torün que nous avons un peu de mal à trouver. Les indications du guide du routard se font en arrivant du sud et nous, du nord, mais surtout, on avait pas réalisé cet état de fait. Nous louons une cabane en bois car nous en avons un peu marre de monter la tente. Dans l’après-midi nous décidons d’aller en ville. Nous traversons un pont  interminable et flânons comme des touristes que sommes quand tout à coup nous entendons :  « Il n’y a que des Français ici ! » Nous nous retournons pour apercevoir des copains. Direction le bistrot, on parle, on parle et voici l’heure de manger, on trouve un resto et on passe une soirée entre amis, ce qui ne nous était pas arrivé depuis la Suède. Puis nous retraversons ce pont qui n’en finit pas pour retrouver notre petit cabanon de bois bien accueillant.

Mardi 21

Km 33885

Vu ce qui s’est passé hier, nous décidons de retourner en ville car nous n’avions rien vu. Mais d’abord petit déjeuner au bar du camping. Saucisses, charcuterie, salade de tomates et concombres, fromage, pain, beurre et confiture, avec une tasse de thé, tout ceci passe très bien et nous ne remangerons qu’à six heures le soir. Petite ville bien jolie, avec ses rues pavées et ses maisons bien proprettes, c’est un peu Disneyland. Nous arrivons dans un camping pratiquement vide, il semble que les vacances soient déjà terminées.

Mercredi 22

Après avoir laissé la voiture dans un parking gardé, nous visitons Poznan, enfin la vieille ville, très jolie aussi avec ses maisons peintes et décorées de toutes les couleurs. Puis nous partons vers l’Allemagne quand à quelques kilomètres de celle-ci, nous voilà pris dans un gigantesque embouteillage, pendant de très longues minutes quand tout à coup un groupe de voitures se met à doubler tous les camions. Nous suivons pour aller ainsi jusqu’à la frontière en laissant les camions sur le côté. En fait il y avait des travaux et la voie spéciale pour les poids-lourds était fermée.

Camping au sud de Berlin où nous n’irons pas car nous connaissons et que je voudrais rentrer. Ma tête est pleine d’images et de souvenirs et il me semble impossible de pouvoir en rajouter.
Petit camping très propre et très cher, après les campings polonais, mais près d’un lac où je me baigne encore une fois.

Jeudi 23


On taille la route non-stop sans problèmes puis on quitte l’autoroute pour un camping dans un parc naturel. Nous apercevons tout au long du chemin vers le camping des traces d’inondations. De fait le camping est détrempé et nous avons du mal à choisir une place pour la tente. Il faudra même que je creuse une rigole autour de celle-ci quand il se met à pleuvoir. Première pluie depuis la Suède.

Vendredi 24

Nous reprenons la route qui serpente à travers la parc longeant des lacs et des forêts, puis nous reprenons l’autobahn pour aller plus vite quand soudain à un embranchement, j’entends des bruits de ferraille quand je repasse en première, la boite n’apprécie pas . Il reste 1400 km à faire, c’est trop tôt pour tomber en panne de boite. Nous allons vers une sorte de garage style Norauto, mais le chef nous dit qu’il n’a pas de mécanicien, ni de pièces et nous indique un garage Citroën à Bochum sur l’A40 à 40 km de là. Je remets quand même de l’huile dans la boite et nous partons. Nous nous perdons car notre carte n’est pas assez détaillée mais nous finissons par trouver Bochum et l’A40. Evidemment, il y a des travaux, doublés d’un accident ce qui entraîne bien sur un énorme bouchon où je ne fais que du point-mort, première, pendant trois quarts d’heure, avec beaucoup d’inquiétude quant à ma boite. Le bouchon se débouche et nous suivons l’A40 qui est une route à quatre voies et qu bord de laquelle nous ne trouvons évidemment aucun garage Citroën. La boite ne faisant momentanément plus de bruit, je décide de reprendre la route, partant du principe que plus près de la maison nous serons, moins loin il y aura à faire pour venir chercher la 2 pattes si elle tombe en panne.
Nous entrons en Belgique puis en France sans problèmes. Nous dormons au Formule1 de Denain.

Samedi 25

La voiture démarre sans problèmes, mais il y a du brouillard et j’allume les phares et les essuie-glaces. Arrêt essence, la 2c CV ne redémarre pas , eh merde ! je teste le démarreur, il n’y a plus de batterie. J’éteins les phares et les essuie-glaces. Nous poussons, ça repart. Surtout ne rein rallumer l’alternateur doit être fatigué, il est vrai que du Dannemark à l’Allemagne, nous avons du rouler tous feux allumés. Le pont de Normandie, nous allons repasser du bon côté de l’eau, quand soudain, la boite qui se remet à chanter. Je me dis qu’elle va bien tenir jusqu’à St Hymer. Ce qu’elle fait ! ouf et merci, il faut dire que je pense que cette voiture a une âme, elle ne nous aurait pas laissé tomber pour une panne vraiment grave.
A l’heure où j’écris ces lignes , la boite  est démontée et prête à être changée.
Il est bon de retrouver ses enfants, sa maison et ses amis. J’ai continué à voyager toutes les nuits et il me faudra au moins une semaine pour atterrir.

Bilan de la route

Arrivée au Km 36525 soit 8190 km effectués à une moyenne de 6,3 litres pour 100 km soit 516 litres à des prix divers et variés allant  de 1,40 euros  en Europe à 50 cts en Russie. Une vidange à faire ainsi qu’une boite à changer. Et 5cm de durite en Allemagne !




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